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La voix des amoureux

Les règles du jeu

Tu nous envoies cinq phrases ici. Tu nous racontes comment tu aimes. Version courte ou longue. Version détaillée ou elliptique. Sincère ou affabulation. Anonymement ou signé de ta plume. Cinq phrases maximum, que je reposterai pour toi, signé du nom que tu auras choisi.

Ainsi tu nous aideras à collecter les mille voix de l’amour. Les mille façon de s’aimer, de le dire, ou de le garder pour soi, de le dire à tout le monde, aux autres…

[illustration, série Love, on Netflix]

Article mis en avant

by Le Grand Enzo

La bibliothèque d’Alexandrie rebrule à chaque fois que je te serre dans mes bras.

Marcel Moreau, in « Nous, Amants, au Bonheur ne Croyant… »

Les âges de la femme, par Iguane

Elle a dix ans quand ses yeux se mettent à pétiller, que son nez fronce,
et que son rire m’emporte dans un vent de liberté peut-être jamais connu.

Elle a vingt ans quand elle fait l’amour, que nous sommes éternels pour
quelques minutes, que son sourire se fait plus sérieux et me dit « je
t’aime ». Elle est très forte pour être éloquente sans parler.

Elle a trente ans quand elle se soucie du bien-être et du devenir de sa
descendance, et dans l’énergie qu’elle met dans le travail aussi, comme
si elle en était encore à prouver aux autres —et à elle-même encore
plus— une valeur que les autres ont déjà reconnue et adoubée.

Elle a quarante ans quand au coin des yeux ses pattes d’oie dessinent
des lignes devant lesquelles je m’arrête pendant un temps infini.
L’histoire d’une personne commence à se lire sur son visage à cet
âge-là, et je suis tellement chanceux d’en faire partie maintenant.

Je me prends à rêver (à espérer) être là pour la suite.

Avion, par Iguane

L’esprit à moitié inexistant, arriver à l’aéroport, compter sur l’impeccable et toujours fiable signalisation pour ne pas réfléchir.

Somnoler, dans cet espace hors du temps, anesthésie de l’attente inexorable.

Et puis le vol, les oreilles qui se bouchent, l’audition perplexe, les sensations étranges à chaque fois, comme des cahots sur la route mais en tous sens.

Se poser, retenir son inutile précipitation, attendre son tour pour sortir de l’avion, marcher dans ces espaces lisses et gigantesques.

Enfin la voir, la serrer en souriant sans fin, être vivant pour de bon.

Universalité by Iguane

Il paraît que tout le monde chante l’amour.

Qu’est-ce qu’on peut voyager dans une petite carrée, on a été partout où
qu’c’est bon, savoure Sanseverino.

Je suis aussi démuni qu’un chaton en haut d’un arbre, constate Ella
Fitzgerald.

Je me moque qu’il n’y ait pas de lendemain, je pourrais mourir ici même,
dans tes bras, ronronne Annie Lennox.

Pourquoi chaque fois que tu t’approches, des oiseaux apparaissent-ils
soudainement ?, demande Karen Carpenter.

Il faut croire que tout cela est on ne peut plus classique,
et pourtant c’est hors de toute échelle, toujours inclassable.

Ce que je vis avec toi est, paraît-il, tellement universel.
C’est fou que ce soit à la fois tellement unique !

La femme incroyable by Euros

Il est des choses que l’on ne comprend pas,
par exemple, le fonctionnement de la mémoire,
pourquoi aujourd’hui… je me souviens de ça ?
C’était il y a 5 ans, je n’ai rien oublié de ce soir.

Ma douce amie avec qui j’aimais aller nager
et avec qui j’avais beaucoup d’instants partagé,
quelque temps s’était passé, nous étions éloignés,
est-ce le destin des aimants d’ainsi s’attirer ?
Entre temps tu avais de nouveau rencontré l’amour,
nous étions allé partager une crêpe, amis gourmands certes toujours !
Un moment agréable, tu as toujours eu l’art de me faire sourire,
entre autres bons souvenirs, et aussi quelques fou rires.

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Self-love

Je suis la femme de ma vie…

André Gide

Le plus grand bonheur après que d’aimer,

c’est de confesser son amour.

 

 

[picture from Mots d’amour métro Lamarck Caulaincourt]

Es-tu brune ou blonde by Paul Verlaine

Es-tu brune ou blonde ?
Sont-ils noirs ou bleus,
Tes yeux ?
Je n’en sais rien, mais j’aime leur clarté profonde,
Mais j’adore le désordre de tes cheveux.

Es-tu douce ou dure ?
Est-il sensible ou moqueur,
Ton cœur ?
Je n’en sais rien, mais je rends grâce à la nature
D’avoir fait de ton cœur mon maître et mon vainqueur.

Fidèle, infidèle ?
Qu’est-ce que ça fait.
Au fait ?
Puisque, toujours disposé à couronner mon zèle
Ta beauté sert de gage à mon plus cher souhait.

Poète : Paul Verlaine (1844-1896)

Recueil : Chansons pour elle (1891).

C’est mon vœu, by Patrick Gaetan Ehlinger

La paille et moi, ça fait deux

La poutre et toi, ça fait du lien

Le sentiment est bien là

Et la joie, c’est mon vœu

À la ferme, c’est tout naturel

Il y a  la bonne odeur des foins

Et la sueur au dos du marsouin

C’est là  que je suis la plus belle

Surtout quand vient le soir

Et que l’on peut enfin s’asseoir

Cher voisin, tu m’as tant comblée

Que demain, à ta grange,  je retournerai

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